Je m’appelle Eve, j’ai 25 ans et, par le biais d’une mission de volontariat en service civique, je vais accompagner Pascal au Jardin pour les six mois à venir.

Venant tout juste d’obtenir mon diplôme de paysagiste dplg à l’école d’architecture et de paysage de Bordeaux, j’étais à la recherche d’une expérience à la fois humaine et concrète avant de me lancer dans la vie professionnelle. La proposition d’une mission en service civique au Jardin d’Oréda s’est alors présentée comme une très belle opportunité !

Pour cette nouvelle saison 2017, j’ai donc la chance de participer à la vie du Jardin et de pouvoir partager cette expérience !

Un nouveau regard dans le Jardin !

Premiers ressentis

C’est en Janvier 2017 que j’ai visité le Jardin d’Oréda pour la première fois...

Malgré la saison hivernale, qui a tendance à dénuder les paysages, je découvre à Cézac, bordé par l'activité viticole, un lieu foisonnant qui, déjà, suscite ma curiosité. L'attraction du jardin est même renforcée par l'absence d'indications quelconques à ses abords, comme s'il fallait mériter sa découverte ! Sur l’ensemble de la parcelle les feuilles d’arbres forment un vaste tapis à la fois moelleux et craquant sous les pieds. Ce lieu s'apparente à un patchwork de textures, de couleurs mais aussi d’odeurs et de sonorités, évoluant sans aucun doute au gré de la météo et des saisons. Tantôt le regard s’accroche à un détail ; une écorce, un bibelot, une plante farfelue... tantôt il est guidé vers le sol, la cime des arbres… Et au fil de la visite, de nombreuses questions surgissent inévitablement : « Et ça qu’est ce que c’est ? Et ça à quoi ça sert ?… »

Bien sûr j’avais déjà entendu parler de permaculture ou de jardin forêt, la surprise n’était donc pas de découvrir ces concepts mais de voir à quel point, en finalement si peu de temps, et avec très peu de moyens, un jardin pouvait naître et s’affirmer en temps que lieu de vie et d’expériences variées. J’ai autant été sensible au jardin lui-même, à son atmosphère réconfortante et chaleureuse, qu’à sa philosophie et aux messages très forts qu’il véhicule. Car au-delà de l’espace du jardin se cache toute une partie plus immergée : ce sont des rencontres, des partages d’idées, d’expériences et des actions solidaires et engagées !

Finalement les deux  « problèmes » que m'avait énoncés Pascal au début de la visite : « il n’y a pas de budget et je suis tout seul ! » se révèlent paradoxalement être les deux moteurs du Jardin d'Oréda. Avec pour simples ingrédients la volonté, la patience et la curiosité (et un peu d'huile de coude), la vie peut grouiller ! Même si désormais un petit coup de pouce n’est bien sûre pas de refus !

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