Février au jardin...

Même si février est loin d’être le mois des piques-niques et des siestes au soleil, il reste cependant un mois clef dans la conception du jardin...


Derrière les tomates, les fraises et toute cette belle compagnie de fruits, fleurs et légumes que nous récoltons/contemplons en été, se cache un certain nombre de péripéties dont le hasard est loin d’être le seul maître d’oeuvre !
Février c’est d’abord le moment où le jardin renaît doucement. Il s’agit alors de l’accompagner dans son réveil. C’est un temps d’observation et d’action où sont posées les fondations de la nouvelle saison.
A première vue, le paysage semble endormi, la silhouette et les couleurs du jardin nous rappellent que l’hiver domine. Mais encore une fois ce n’est qu’en apparence… On découvre quelques survivants, trahis par leurs couleurs vertes qui se détachent du tapis de feuilles mortes : choux, chicorée, poireaux… Les taupes ont repris le contrôle du terrain, les oiseaux bavardent et les hôtels à insectes tournent plutôt bien !

Les Crocus ouvrent la marche de la nouvelle saison

Les Crocus ouvrent la marche de la nouvelle saison

Dans un premier temps un « rangement » s’impose ! Il ne s’agit pas de lutter contre les désagréments de l’hiver ni de nettoyer radicalement le jardin ou de le tirer au cordeau mais simplement de l'adapter à sa vocation première ; l’accueil de personnes en situation de handicap ou dépendantes. Cela passe entre autre par le retrait des branches gênantes, du bois mort accumulé au sol, l'éloignement des taupes des passages, le (ré)aménagement d'un espace d'accueil... C'est aussi l'occasion de se renouveler et de tester de nouvelles idées !


Ensuite, il est temps de s’attaquer à la « matière » du jardin : finaliser le plan de culture, fertiliser les jeunes arbres, semer les premières graines, amorcer la pépinière, réfléchir à de nouveaux espaces de plantation… En peu de temps de nombreux nouveaux venus pointent déjà le bout de leur nez !

Les premiers jours d'une pousse d'Arroche

Les premiers jours d'une pousse d'Arroche

En parallèle de cette sphère jardinée, il existe une autre dimension vitale au bon fonctionnement du jardin. C’est son ouverture vers l’extérieur et le réseau de solidarité dans lequel il s’inscrit. J’ai rapidement compris que sans ces ouvertures et ces échanges humains, le jardin n’aurait pas du tout le même sens. Une autre des grandes occupations de février est donc de faire jouer ce réseau pour renouveler le matériel du jardin et anticiper les besoins de la saison.


Ce premier mois m’aura fait comprendre que le Jardin d’Oréda est loin d’être un morceau de nature isolé ou une simple vitrine décorative. Je le perçois comme un lieu utile et polyvalent qui trouve ses ressources dans l’entraide et l’observation et où tout le monde à sa place.

Retour à l'accueil